Anti-social behaviour strategies: finding a balance, extract from a study on anti-social behaviour

Extract from a study on anti-social behaviour, commissioned in 2005 by the Joseph
Rowntree Trust.

Anti-social behaviour strategies: finding a balance
The Government has attached great importance to tackling anti-social behaviour (ASB),
and has introduced a range of new measures to deal with it. This study, by King’s
College London, looked at public attitudes towards ASB nationally and examined the
problems and solutions in three case-study neighbourhoods with high levels of ASB.
In all three areas, graduated enforcement strategies culminating in the use of AntiSocial
Behaviour Orders (ASBOs) were combined with a range of preventive measures
by different agencies. Some of these measures were funded through mainstream
services and others through special initiatives.
In each of the neighbourhoods, interviews and focus groups were organised with
residents and ASB practitioners. In all three areas, issues relating to children and young
people caused particular concern. Residents and practitioners spoke about boisterous
and rowdy behaviour by children, young people congregating, young people causing
damage to property and the environment, and anti-social use of cars and motorbikes by
children and young people. People were also concerned about drug and alcohol
misuse, and the impact of neighbour disputes and ‘problem families’.
Focus groups with residents showed how exposure to ASB can provoke a profound
sense of powerlessness and lack of control over the social environment. People had
real concerns about retaliation if they intervened, and felt that the statutory agencies
were largely impotent in the face of serious misbehaviour by young people.
Explaining and responding to ASB: three perspectives
Three main strands of thought or perspectives on ASB emerged, although these were
by no means mutually exclusive or discrete:
● Social and moral decline – ASB problems were seen as symptoms of wider
social and cultural change, and more specifically a decline in moral standards
and family values.
● Disengaged youth and families – ASB was thought to be rooted in the increasing
disengagement from wider society of a significant minority of children and young
people and (in many cases) their families.
● ‘Kids will be kids’ – ASB was seen as a reflection of the age-old tendency for
young people to get into trouble, challenge boundaries and antagonise their
elders.
Those who saw ASB as an issue of social and moral decline were often highly cynical
about the effectiveness of the new range of provisions for tackling it, such as ASBOs
and dispersal orders. However, they also saw little hope in alternative approaches other
than, possibly, community mobilisation against ASB perpetrators.
Those who largely viewed ASB in terms of ‘disengagement’ thought that early
preventive intervention, intensive youth work and community partnership offered the
most promise. From this perspective, enforcement was necessary, but had to be used
selectively and with great care.
The ‘kids will be kids’ viewpoint implied that diversionary activities for young people
should be the cornerstone of local ASB strategies.

Extrait d’une étude sur les actes d’incivilité commandée par le Joseph Rowntree Trust
en 2005.

Stratégies de lutte contre les actes d’incivilité : trouver l’équilibre
Le gouvernement a accordé une grande importance à la lutte contre les actes
d’incivilité (ASB, pour « anti-social behaviour », au Royaume-Uni) et a introduit une
série de nouvelles mesures en ce sens. Cette étude du King’s College London s’est
penchée sur l’attitude du public vis-à-vis des actes d’incivilité à l’échelle nationale et a
pris pour cas d’étude trois quartiers au fort taux d’actes d’incivilité pour examiner
problèmes et solutions.
Dans les trois quartiers ont été associés des mesures d’application de la loi à la
sévérité variable allant jusqu’à la délivrance d’une injonction contre actes d’incivilité
(ASBO, pour « anti-social behaviour order », au Royaume-Uni) et des mesures
préventives mises en place par différents organismes. Celles-ci ont été subventionnées
soit par des institutions nationales, soit grâce à des initiatives particulières.
Dans chaque quartier ont été organisés des entretiens et des groupes de
discussions avec des résidents et des professionnels qui s’occupent des actes
d’incivilité. Des problèmes liés aux enfant et aux jeunes créaient tout particulièrement
l’inquiétude dans les trois quartiers étudiés. Les résidents comme les professionnels ont
évoqué le comportement turbulent et bruyant de certains enfants, le fait que les jeunes
se réunissent en larges groupes, le cas de jeunes qui endommagent la propriété
d’autrui et l’environnement, et l’utilisation incivile de voitures et de motos par des
enfants et des jeunes. Ils ont aussi exprimé leur inquiétude quant à l’abus de drogue et
d’alcool, ainsi que les effets des conflits entre voisins et des « familles à problèmes ».
Des groupes de discussion entre résidents ont montré comment être exposé à
des actes d’incivilité peut provoquer un profond sentiment d’impuissance et de manque
de contrôle sur l’environnement social. Les personnes interrogées s’inquiétaient
véritablement du risque de représailles si elles intervenaient et avaient le sentiment que
les organismes officiels étaient largement impuissants face aux graves exemples de
mauvais comportements chez les jeunes.
Expliquer les ​actes d’incivilité et leur apporter une solution : trois points de vue
Trois points de vue principaux, ou manières d’envisager les actes d’incivilité, sont
apparus, mais en aucun cas ne s’excluaient-ils mutuellement ou ne pouvaient-ils se
recouper :
● le déclin social et moral : les problèmes liés aux actes d’incivilité étaient perçus
comme les symptômes d’un changement social et culturel plus large, et plus
précisément d’un déclin des valeurs morales et des valeurs familiales;
● la désaffection des jeunes et des familles : les actes d’incivilité étaient conçus
comme ancrés dans une désaffection croissante pour la société qui les entoure
de la part d’une minorité importante d’enfants et de jeunes et, dans beaucoup de
cas, de leur famille;
● « Il faut que jeunesse se passe. » : les actes d’incivilité étaient vus comme le
reflet de cette tendance éternelle des jeunes à chercher les ennuis, tester les
limites et se mettre à dos leurs aînés.
Ceux qui voyaient les actes d’incivilité comme un problème de déclin social et moral
avaient souvent une attitude extrêmement cynique vis-à-vis de l’efficacité de la nouvelle
série de mesures destinées à les combattre, telles que les ASBOs et les injonctions à se
disperser. Cependant, ils avaient aussi peu d’espoir en d’autres stratégies, à part peut-être
la mobilisation de la population locale contre les auteurs d’actes d’incivilité.
Ceux qui concevaient les actes d’incivilité principalement en termes de «
désaffection » pensaient qu’une intervention précoce, un travail intensif à destination
des jeunes et des liens de coopération au sein de la population locale étaient les
solutions les plus prometteuses. De ce point de vue, des mesures d’application des
règles étaient vues comme nécessaires mais comme devant être utilisée de manière
sélective et avec le plus grand soin.
Le point de vue selon lequel « il faut que jeunesse se passe » impliquait
l’idée selon laquelle offrir aux jeunes des activités pour se divertir devrait constituer la
pierre angulaire des stratégies locales de lutte contre les actes d’incivilité.

Project Details

Source Joseph Rowntree Trust
Date 2005
Category Social Sciences

DOWNLOAD TRANSCRIPTS